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23/09/2018 :  « Un engagement à toute épreuve », le Collectif et les entreprises d'insertion dans le Devoir
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13/03/2018 :  "Amélioration de l’arrimage entre les entreprises d’insertion et les employeurs", un projet du Collectif
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08/09/2016 :  "Les entreprises d’économie sociale : un modèle rentable". Reportage TV et article de Radio-Canada dans le cadre du GSEF2016

Nouvelle du 23/09/2018

« Un engagement à toute épreuve »

Le Devoir (2018, 22 septembre). « Un engagement à toute épreuve». Article de Marie-Hélène Alarie. Cahier spécial Emploi. https://www.ledevoir.com/societe/537142/un-engagement-a-toute-epreuve



Dès la mise sur pied des premières entreprises d'insertion, ces dernières ont senti le besoin de se regrouper. C'est ainsi que naît officiellement le Collectif des entreprises d'insertion du Québec (CEIQ) en 1996. « Aujourd'hui, 22 ans plus tard, il regroupe 50 entreprises à travers tout le Québec, de l'Abitibi jusqu'au Témiscouata en passant par l'Estrie et Gatineau et tout ce qu'il y a entre tout ça », lance fièrement Michel Morin, président du CA du Collectif et directeur général d'Imprime-Emploi, une petite entreprise d'insertion.

« Le Collectif s'est créé avec l'objectif de devenir un regroupement où les gens partagent leurs préoccupations, leurs expertises et leurs façons de travailler », précise le président. En fait, la mission du CEIQ s'exerce en quatre activités, la vie associative et les services aux membres, la représentation, la promotion et le développement des affaires, et la recherche et le développement. Son rôle principal est d'agir comme gardien des sept critères qui définissent une entreprise d'insertion. En effet, la mission des entreprises membres est tournée vers l'insertion sociale et professionnelle de personnes en situation d'exclusion à qui elles proposent une réelle expérience de travail. Le Collectif est composé d'organismes sans but lucratif qui produisent des biens et services et qui s'engagent à accorder un statut de travailleur salarié à ses participants. Ces derniers seront accompagnés tout au long de leur parcours et, même après, profiteront d'une formation globale liant les aspects personnels, sociaux et professionnels. Finalement, une entreprise d'insertion doit être issue de son milieu et elle se situe au centre d'un réseau de partenaires.

Coup de pouce du ministère

Le Collectif reçoit un financement important du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. À l'époque de sa création, c'est Louise Harel, alors ministre de l'Emploi dans le gouvernement de Jacques Parizeau, qui collabore à la mise sur pied du projet : « Elle croyait beaucoup au travail qui se faisait. Elle s'impliquait localement et visitait les entreprises. Elle avait une excellente connaissance du terrain », se souvient Michel Morin.

Depuis leur création et toujours aujourd'hui, les entreprises d'insertion sont orientées vers l'accueil d'une clientèle en difficulté pour intégrer un emploi. « Dans notre jargon, on parle de gens qui sont éloignés ou très éloignés du marché du travail », explique le président. Parmi les facteurs d'éloignement, on peut nommer une faible scolarité, très peu d'expérience de travail ou des expériences dévalorisantes et des troubles d'apprentissage. Depuis 2005, les parcours d'insertion accueillent une nouvelle clientèle issue de l'immigration. « Ces nouveaux arrivants forment un groupe de personnes avec un taux de chômage élevé. Ils ont de la difficulté à intégrer un emploi pour diverses raisons, mais souvent c'est dû à une méconnaissance de leur part de la culture du travail et, de la part des employeurs, à une incompréhension de ces personnes », ajoute-t-il.

Entre autres projets du Collectif, deux retiennent l'attention de Michel Morin. Un premier projet, démarré au dernier trimestre de 2017, est un programme adapté qui s'adresse aux jeunes issus des centres jeunesse. « Sous forme de projet pilote et en partenariat avec le centre Boscoville, on a créé le Parcours adapté. Sa durée est de 39 semaines plutôt que les six mois d'un parcours en insertion habituel. Ces conditions favorisent l'acquisition et le maintien d'emploi chez ces jeunes. »

Le CEIQ fait actuellement une étude qui dresse la liste des bonnes pratiques dans les entreprises d'insertion sur le plan du lien avec les employeurs. « Notre objectif est que les employeurs accueillent et reconnaissent la valeur des employés ayant poursuivi un parcours en insertion. On veut arrimer un certain nombre de nos pratiques avec les attentes des employeurs et leurs besoins. On croit que la pénurie de main-d'oeuvre est une occasion exceptionnelle pour que tout le monde dans la société trouve une place sur le marché du travail », rappelle le président.

Les partenaires

Michel Morin explique : « Notre partenaire principal, c'est bien évidemment le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Le financement que nous recevons comporte deux volets : l'encadrement et l'accompagnement, et le salaire des participants. » D'autres partenaires importants subventionnent tout ce qui touche la finance solidaire. Ce sont la Caisse d'économie sociale Desjardins, le Réseau d'investissement social du Québec, Investissement Québec et les Caisses Desjardins des territoires et des régions concernés. Et finalement, le milieu syndical participe au soutien de certaines initiatives.

En chiffres, les entreprises d'insertion génèrent 58 millions provenant de la vente de produits et services, et leur chiffre d'affaires global s'élève à 106 millions. « On reçoit d'Emploi Québec 38 millions. C'est un gros investissement, et il est là pour rapporter un jour », affirme le président en se basant sur une étude commandée à l'économiste François Delorme. Cette étude publiée en 2015 souligne qu'au bout de 27 mois, après un parcours en intégration, les divers ordres de gouvernement retrouvent 100 % de leur investissement. « Grâce à l'intégration, les gens paient de l'impôt, consomment et paient des taxes. Ils font moins appel aux soins de santé, ont moins affaire avec la justice. Toutes ces économies font qu'au bout du compte, investir dans l'insertion, c'est rentable ! Si au bout de 27 mois, c'est remboursé, au bout de 20 ans, ça fait beaucoup d'argent pour le gouvernement », conclut Michel Morin.


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